Palmarès

Grand Prix 2016

Né à Argenteau le 17 janvier 1946, François Walthéry, notre lauréat 2016,  est aiguillé à seize ans vers certains ateliers pratiques de Saint-Luc à Liège où on a senti que l'adolescent était doué pour le dessin, tout en n'ayant pas encore la maturité pour suivre les cours généraux destinés à des étudiants de loin ses aînés. Un voisin de Cheratte, le dessinateur Mittéï, lui donne quelques conseils de perfectionnement et, dès 1962, les scénarios d'une vingtaine de gags de "Pipo" qui sont acceptés pour Junior, le petit frère de Tintin
En 1963, sa carrière s’accélère lorsqu’il est embauché, à 17 ans, comme assistant dans le studio Peyo. Il y rencontre Derib, Bennet viendront s'y adjoindre Gos, Lucien De Gieter, Marc Wasterlain et bien d'autres. Il commence par dessiner une partie des décors de la Schtroumpfonie en ut, puis il reprend les séries Jacky et Célestin de 1963 à 1964 et enfin Benoît Brisefer en 1964 dont il dessine quatre albums jusqu'en 1972.
En 1970, pour Le Journal de Spirou il crée le 26 février 1970 avec Gos et Delporte la série qui le rendra célèbre, Natacha.
En 1972, à la mort de son père, il quitte le studio Peyo et crée une nouvelle série, Le Vieux Bleu sur un scénario de Cauvin.
Il continue à contribuer au Le Journal de Spirou en publiant régulièrement des courtes histoires de deux à quatre planches ou des couvertures pour des numéros spéciaux.
Dans l'une de ses nombreuses illustrations, il met en images un célèbre poème de Victor Hugo, Vieille chanson du Jeune temps, publié pour la première fois lors du numéro spécial du 14 janvier 1974 (exploité depuis par certains professeurs de français).
En 1988, il passe chez Marsu Productions où il continue de publier son héroïne Natacha mais aussi Le P'tit Bout d'chique.
En juillet 1989, il épouse sa femme actuelle et en décembre 1989 a son premier enfant.
Regrettant le fait que chaque dessinateur travaille dans sa tanière, il décide d’aider des dessinateurs comme Casten, Georges Van Linthout ou Dragan de Lazare. En 1993, il crée le personnage de Rubine. « Rubine est un personnage que j’ai créé, mais que je n’ai pas eu le temps d’exploiter personnellement. Je tenais cependant à ce qu’elle vive des aventures. Aussi, Mythic et moi-même avons déniché Dragan de Lazare, jeune dessinateur serbe talentueux… Il a dessiné tout le récit et j'ai assuré pour les albums 2-3-4 quelques mises en page.
En 2011, il publie le Vieux-Bleu 2.

Meilleur album 2016

1914. Sur une île bretonne, tous les hommes sont mobilisés, sauf Maël : un rêve au milieu des femmes esseulées...
La Première Guerre mondiale vide une petite île bretonne de ses hommes. Il ne reste plus que les enfants, les vieux et les femmes. Parce qu’il a un pied-bot, Maël n’est pas mobilisé. Il devient le seul homme, jeune et vigoureux, de l’île… bientôt facteur, bientôt amant…

Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice reçoivent le prix du meilleur album 2016 pour Facteur pour femmes chez Bamboo.

Meilleure série 2016

Le dernier printemps est avant tout un roman d’amour. Martin Mahner, le héros, est un soldat de l’armée nazie posté dans le Sud de la France. Très vite on s’aperçoit qu’il est l’amant d’une “Française”, Catherine, venue s’installer en ex-zone libre avec son mari Xavier Gance, quelques années auparavant. Notre héros narre son histoire. Redémarrant sur un flash-back, le récit nous plante à Berlin, dans le décor sinistre de l’Allemagne de la crise et de la montée du nazisme.
La force du scénario et la rigueur presque expressionniste des dessins laissent le lecteur captivé. Le dernier printemps est une démonstration magistrale en matière de BD tant par ses qualités littéraires que par la dynamique des images et de leur “mise en mouvement”La meilleure série 2016 revient à Amours fragiles de Philippe Richelle et Jean-Michel Beuriot, une série en 7 tomes chez Casterman

Grand Prix 2015

Étienne Davodeau, notre lauréat 2015, est né en Anjou le 19 octobre 1965. Il entreprend des études d'arts plastiques en 1985 à Rennes, et fonde avec quelques amis, dont Joub, Jean-Luc et Fred Simon, le studio BD Psurde. Cette petite structure éditoriale leur permet de publier leurs premiers travaux, dont un album collectif, La Vie Tourmentée d'Ernest Formidable. Après avoir décroché sa licence d'arts plastiques, Étienne écrit un scénario qui deviendra en 1992 le premier tome de la trilogie Les Amis de Saltiel, publiée chez Dargaud. Deux ans sont nécessaires à l'élaboration de son livre suivant, un récit de 100 pages intitulé Le Constat, où éclate au grand jour son sens de la narration. Viennent ensuite Quelques Jours avec un Menteur, chronique sélectionnée pour l'Alph-Art du meilleur scénario au festival d'Angoulême en 98, puis Le Réflexe de Survie, pressenti pour l'Alph-Art du meilleur album l'année suivante. La Gloire d'Albert et Anticyclone sont les deux premiers polars d'une trilogie qui s'achève aujourd'hui avec la publication de Ceux qui t'aiment, chronique sarcastique sur les rapports entre supporters et footballeurs milliardaires. En 2001 Étienne Davodeau avait interrompu la réalisation de ce triptyque pour réaliser Rural! . Grâce à ce véritable reportage en bande dessinée, il confirmait son choix - peu fréquent en bande dessinée - d'inscrire le monde réel au coeur de son travail. Cette singularité ne l'enferme pas pour autant. Il s'intéresse à l'expérimentation narrative avec L'Atelier, (exercice d'improvisation totale) et à la bande dessinée pour enfants ( il scénarise les aventures de Max & Zoé, dessin de Joub). À la suite de la publication de Rural!, il est promu directeur de collection au sein des Éditions Delcourt, où son travail consiste à inciter d'autres auteurs à franchir le cap du «récit du réel». Il travaille aussi en ce moment, avec David Prudhomme au dessin, à l'adaptation en bande dessinée de l'unique et méconnu roman de Georges Brassens, La Tour des miracles.

Meilleur album 2015

1868. L’aventurière Claire Dulac s’envole à bord de son ballon pour faire ce qui doit être la plus grande découverte scientifique de l’époque : prouver l’existence de l’éther. Alors que son but est désormais à portée de main, un nuage d’éclairs s’abat sur sa montgolfière, mettant ainsi un terme à ses rêves les plus fous. Un an plus tard, son mari Archibald et son fils Séraphin reçoivent une étrange missive en provenance de Bavière. Son auteur anonyme prétend avoir retrouvé le carnet de la défunte exploratrice et les somme de venir le rejoindre au plus vite. Quelque peu troublés par cette nouvelle mais aussi poussés par leur curiosité, ils décident tout de même de répondre à la mystérieuse invitation de leur interlocuteur. Dans le même temps, deux hommes aux intentions peu recommandables tentent déjà de les empêcher de partir…
Alex Alice reçoit le prix du meilleur album 2015 pour le Château des étoiles chez Rue de Sèvres.

Meilleure Série 2015

La meilleure série 2015 revient à Gung Ho, une fresque SF aux allures de grande saga, servie par un dessin virtuose et spectaculaire ! Dans un futur proche, la "plaie blanche" a presque complètement décimé l’humanité, et la civilisation n’est plus qu’un doux souvenir. L’Europe toute entière est devenue une zone de danger, où la survie n’est plus possible qu’à l’intérieur de villes ou de villages fortifiés. Les règles sont importantes dans la zone de danger. Même un enfant sait cela. Jusqu’à ce qu’il devienne adolescent… Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant,  réussissent un coup de maître pour Paquet

Grand Prix 2014

Le Grand Prix a été attribué à Bernard Hislaire, alias Yslaire, alias Syslaire. Un hommage lui a été rendu lors de la cérémonie de remise des prix par les comédiens qui ont interprété des scènes chantées inspiré de l'univers d'Yslaire et plus particulièrement de Sambre et de Bidouille et Violette.

Meilleur album 2014

Romain Renard reçoit le prix pour son album intitulé "Melvile", récit d'un homme hanté par son passé qui retrouve peu à peu le courage de vivre une relation. L'ambiance très particulière se poursuit avec une bande son, un spectable, une application pour tablettes, ... qui font de Melvile un projet multimédia sans égal.

Meilleure série 2014

Le prix de la meilleure série 2014 a été attribué à Murena de Jean Dufaux et Philippe Delaby. Traduite en plusieurs langue, cette série basée dans la Rome antique mélange manipulations et trahisons. Le lecteur suit le parcours du jeune empereur Néron, dans une narration aussi belle que le dessin. Devenue un incontournable de la bande dessinée, Murena reste dans le coeur comme dans les esprits.

Grand Prix 2013

Cosey a reçu le Grand prix de l'édition 2013. L'hommage rendu par les comédiens revisitant son oeuvre maîtresse, Jonathan, était particulièrement réussie.

Meilleur album 2013

le prix du meilleur album 2013 a été attribué à Emmanuel Lepage pour Un printemps à Tchernobyl, récit tout en sensibilité d'un voyage particulier. En avril 2008, il se rend à Tchernobyl pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées, ce qu'il découvrira sur place est bien loin des clichés...

Meilleure Série 2013

Ils sont cinq ... mais ils sont seuls Il y a d'abord Yvan, 9 ans, l'artiste rigolo et carrément lâche. Il y a ensuite Leïla, 12 ans, la garçonne énergique et optimiste. Viennent ensuite Camille, 8 ans, la naïve généreuse et moralisatrice et Terry, 5 ans et demi, le gamin turbulent et attachant. Et puis, il y a aussi Dodji, 10 ans, l'ours au grand coeur. Ces cinq enfants se réveillent un matin et constatent que tous les habitants de la ville ont mystérieusement disparu. Que s'est-il passé ? Où sont leurs parents et amis ? Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une grande ville vide et vont devoir apprendre à se débrouiller... SEULS ! de Fabien

Grand Prix 2012

Le Grand Prix a été attribué à Maryse et Jean-François Charles, époux respectivement scénariste et dessinateur, succédant ainsi à Midam, Hermann, Jean-Claude Servais et Dany. Un hommage leur a été rendu lors de la cérémonie de remise des prix par les comédiens déguisés qui ont formé un joli panorama des personnages de leurs oeuvres, du Bal du rat mort en passant par Les pionniers du Nouveau Monde et War & Dreams.

Meilleur album 2012

Olivier Grenson reçoit le prix pour son album intitulé "La douceur de l'enfer", l'histoire en diptyque publiée au Lombard de Billy Summer qui quitte San Francisco pour la Corée afin d'exaucer le voeu de sa grand-mère qui n'a jamais pu rendre hommage à son époux décédé durant la guerre de Corée. 

Meilleur album étranger 2012

Le prix du meilleur album étranger a été attribué à "Vietnam 1965", de Joe Kubert aux éditions US Comics. L'artiste américain n'était pas présent à la remise des prix mais son trophée a été remis entre les mains de "pionniers" ayant pour mission de ramener le prix au pays...

Grand prix 2011

De son vrai nom Daniel Henrotin, Dany a toujours rêvé de faire de la bande dessinée. Son coup de crayon lui a valu de nombreux succès, dont la série délicieusement onirique " Olivier Rameau", où se mélangent fantaisie et humour. Egalement, dans un autre style, "Histoire sans héros", sur un scénario très réaliste de Jean Van Hamme ; mais aussi les fameux recueils de gags coquins "Ça vous intéresse ?" . dans lesquels DANY montre son talent exceptionnel pour dessiner les jolies filles déshabillées. Bref, ce qui caractérise le mieux sa carrière, c'est la diversité.

Meilleur album 2011

Œuvre surprenante, « Page Noire » est le fruit d’une symbiose entre deux scénaristes, Frank Giroux et Denis Lapière (qui signe aussi sous le pseudo de Delaney), et le dessinateur Ralph Meyer au éditions Futuropolis. Emplie de suspens, l’intrigue de cet album est un mélange parfaitement coordonné des influences des deux grands scénaristes, que le coup de crayon de Ralph Meyer transcrit harmonieusement par deux styles graphiques légèrement différents.

Meilleur album étranger 2011

Scénariste, dessinateur et coloriste italien, Davide Reviati surprend avec son album « Etat de veille » (Morti di sonno) aux éditions Casterman. Avec une puissance graphique peu commune, ce récit est une satire accablante contre toutes les formes d’aliénation et de déshumanisation de notre «modernité », qui a remporté de nombreux prix, tels que le prix du meilleur album au Festival de Naples ou encore celui du meilleur album aux BD Award de Paris.


Grand Prix 2010

Jean-Claude Servais est le dessinateur et scénariste de ses propres albums. Son crayonné délicat emmène le lecteur dans un univers à la fois féerique et réaliste. Les atmosphères sont apaisantes, la nature magnifiquement bien rendue, les histoires mystérieuses et envoûtantes, les femmes belles et courageuses. Depuis la publication de ses premières planches en 1975, Jean-Claude Servais s’est affirmé comme un merveilleux conteur.

Meilleur album 2010

Benoît Drousie, alias Zidrou, scénariste de la série à succès de « L’élève Ducobu » scénarise « Lydie » remarquablement dessinée par Jordi Lafebre est une jolie et touchante réussite, totalement déroutante, mais cet album de Dupuis a fait l'unanimité du jury.

Meilleur album étranger 2010

« Jazz Maynard », ce polar aux airs de jazz, est l’œuvre de deux jeunes talents espagnols : Raule et Roger Ibáñez Ugena. Excellent scénariste barcelonais, Raule remporte déjà, en 1993 (il a 22 ans !), le «Prix du meilleur scénario dessiné» du concours de BD d’El Prat del Llobregat (Espagne) et contribue, par la suite, à la création de nombreux scénarios. Alors que Roger gagne, en 1994 (il a 17 ans !), le premier concours manga des éditions Norma. Tous deux se sont rencontrés à la fin des années 90’ et ne se sont plus jamais quittés. De là en découlent des séries telles que « Jazz Maynard », oubliée chez Dargaud, histoire décoiffante aux dessins souples et surprenants.

Grand prix 2009

Remarqué pour ses talents de dessinateur, Hermann Hupen, dit « Hermann», n’en est pas moins un scénariste de talent qui a su faire ses preuves avec sa série « Jérémiah ».
Exigeant, curieux, bosseur, Hermann publie près de soixante albums en 30 ans de carrière. Il reçoit de nombreux prix, dont le Grand Prix Diagonale en 2009.

Meilleur album 2009

Superbe, insolite, saisissant. On épuiserait vite les qualificatifs pour ce copieux livre que nous offrent Marie Pommepuy et Sébastien Cosset, signant Kerascoet, et Fabien Vehlmann.
Ils ont brodé un conte noir, une quête naturaliste, extravagante et grinçante au fil des quatre saisons. Les esprits de Tim Burton, ou de Hayao Miyazaki, mais aussi celui de David Lynch, flottent sur ces Jolies Ténèbres publiées chez Dupuis.

Meilleur album étranger 2009

Jeune talent italien, reconnu dans son pays dès 2004 pour son trait de crayon à la fois classique, élégant et ironique, Paolo Cossi rencontre un réel succès à l’étranger grâce à son album Medz Yeghern – Le Grand Mal, chez Dargaud. Choqué par l’histoire du génocide arménien de 1915, Paolo Cossi en fait  un récit pédagogique et bouleversant.
Quatre génocides ont été officiellement reconnus par l’ONU. Celui commis par l’empire ottoman à l'encontre du peuple arménien, le premier du 20e siècle, en fait partie. Le gouvernement des Jeunes Turcs a profité du contexte historique pour justifier le massacre de plus d’un million de personnes. Désertion, pacte avec les Russes, autant de prétextes dont les conséquences furent dramatiques : tortures, actes de barbarie, déportation et exécution des prisonniers…
Paolo Cossi, jeune auteur italien, revient avec Medz Yeghern sur le calvaire subi entre 1915 et 1916 par tout un peuple. Le récit suit le destin d’hommes et de femmes, acteurs ou spectateurs de l’une des plus atroces tragédies du siècle dernier, qu’il s’agisse d’Amar, soldat arménien en fuite et témoin de l’assassinat de ses compagnons, de Mona, seule rescapée de sa famille décimée, ou de Wegner, officier allemand ayant voulu dénoncer, à ses dépends, le drame qui se dessinait sous ses yeux. Quelques touches optimistes parsèment ces histoires: une amitié naissante entre un Turc et un Arménien, une poignée d’élans de solidarité salvateurs ainsi qu’une conclusion ouvrant sur la commémoration du génocide par les Arméniens, symbole de l’avènement d’une nouvelle nation.

Grand Prix 2008

Tombé dans le monde artistique un peu par hasard, Michel Ledent, alias Midam, se révèle être un dessinateur et scénariste qui crée l’enthousiasme. Avec son personnage Kid Paddle, qui débarque dès 1993 dans le journal de Spirou, il récolte un succès qui lui permet d’en faire une bande dessinée à part entière. Il crée d’autres personnages pleins d’humour (Game Over, Grrreeny,...)

Meilleur album 2008

Auteur et illustrateur, Emile Bravo respecte les lignes traditionnelles de la bande dessinée d’aventure pour enfants. « Le journal d’un ingénu » est la 115e aventure de Spirou et Fantasio chez Dupuis et le 4e « one-shot » d’une collection spéciale lancée en 2006. Cet album relate les origines du groom et de sa rencontre avec son ami Fantasio, un jeune journaliste inconscient qui va déclencher l'apocalypse !
Et pourtant cette guerre aurait pu être évitée ! Des pourparlers entre émissaires polonais et Karl Von Glaubitz, premier secrétaire du ministre allemand des affaires étrangères Von Ribbentrop, à Bruxelles, étaient dans une impasse lorsqu'un jeune groom du Moustic Hôtel, prénommé Spirou, a proposé une solution tout à fait originale au problème délicat de Dantzig qui semblait convenir à toutes les parties en présence. C'est à ce moment-là que le jeune Fantasio, un de nos collaborateurs à la rubrique des chiens écrasés, a surgi et tenté d'obtenir des informations auprès du délégué allemand. Devant le refus de celui-ci, une rixe éclata au cours de laquelle le jeune inconscient aurait flanqué son poing dans la figure du dignitaire nazi qui l'aurait assez mal pris. On s'attend à des représailles imminentes de la part de l'Allemagne. Des bombardiers de la Luftwaffe auraient décollé à l'aube en direction de la frontière polonaise...

Meilleur album étranger 2008

Dessinateur, scénariste et coloriste italien, Vittorio Giardino entre dans le monde de la bande dessinée après avoir exercé (pendant 10 ans) le métier d’ingénieur.
Grâce à un dessin limpide et pur et à un scénario bien ficelé, dans ce tome 3, Vittorio emmène son personnage Max Fridman, un espion français, au cœur des tumultes de la guerre d’Espagne. Chez Glénat.
¡ No pasarán !... Ils ne passeront pas !...
¡ Han pasado !... Ils sont passés ! Le 18 juillet 1936, la guerre d'Espagne éclate. Pour les services d'espionnage et de contre espionnage, la Deuxième Guerre mondiale a déjà commencé… Giardino, de son trait limpide et lumineux, plonge Max Fridman dans la tourmente espagnole. Le récit est feutré et violent tout à la fois, et on y trouve une parfaite alchimie entre un scénario réglé comme une horloge et un dessin d'une grande pureté, par un maître du neuvième art.