Cérémonie Diagonale

Chaque cérémonie de Diagonale est l'occasion d'un véritable spectacle mis en scène par Eric de Staercke. L'ambiance y est à la fois ludique et poétique, cherchant à épouser l'imaginaire du grand prix. Nous veillons à conserver un ton décalé et impertinent bien spécifique et cultivons le running gag. Le rideau se lève sur une nouvelle édition, et on est tout de suite en pays connu...


Le président du jury, Jean Dufaux.                   Maryse et Jean-François Charles recevant le prix Diagonale2012.

Photos © MC Dufrêne

Récit :

"Maryse et Jean-François Charles ont reçu le prix Diagonale pour la bande dessinée belge. La cérémonie se déroulait samedi soir à la ferme du Biéreau de Louvain-la-Neuve. Les trois prix étaient à remettre par Jean Dufaux, le maître de cérémonie, entouré d'une équipe d'acteurs légèrement… déjantée.
Il semblerait que ce soir-là, les nerfs des participants qui ont dû monter sur scène aient été mis à rude épreuve pour cette 5e édition du prix Diagonale. L'ensemble d'acteurs et de musiciens qui, chaque année, est supposée donner du piment à cette remise des prix, n'a pas lésiné sur les moyens. Des acteurs costumés qui se cachaient dans le public et intervenaient sans cesse, des ouvreuses qui se déguisaient en poupées russes, un lutrin composé de 5 statues vivantes (et même légèrement hyperactives) qui ont mené la vie dure à ceux qui tentaient tant bien que mal de répéter un discours déjà écrit. "On ne savait rien à l'avance par rapport à la mise en scène, raconte l'échevin de la culture de la ville d'Ottignies-Louvain-la-Neuve. "Je me suis vite rendu compte qu'il était impossible de s'en tenir à mon script initial. À un moment, il y a même une des statues qui m'a mordu!" Le souvenir est cuisant mais David da Câmara a apprécié la soirée. Tout comme le reste des spectateurs, qui a apparemment beaucoup ri...
Lorsque l'auteur Olivier Grenson a reçu le prix du meilleur album pour son diptyque La douceur de l'enfer, un magicien "venu du Wallonistan" a fait léviter son assistante en oubliant presque qu'il était sensé faire apparaître le trophée.
Le prix du meilleur album étranger a été attribué à Vietnam 1965, de l'Américain Joe Kubert, qui n'était donc pas là pour récupérer sa petite statue. Sa nomination a été l'occasion de l'entrée en scène fracassante d'un Oncle Sam en chair et en os, sensé rapporter le prix dans sa mère patrie…
Quand le prix Diagonale lui-même a été attribué à Maryse et Jean-François Charles, époux respectivement scénariste et dessinateur, des comédiens déguisés ont formé un charmant panorama des personnages de leurs œuvres personnelles ou en duo, du Bal du rat mort en passant par Les Pionniers du Nouveau Monde et War & Dreams. Un hommage qui a presque ému aux larmes Maryse Charles.
Un spectacle si étrange pour un prix sensé rappeler que la bande dessinée est un sujet sérieux, il fallait oser………….
Certains observateurs avertis ont tout de même fait remarquer pendant l'apéritif qui a suivi que le prix Diagonale avait battu Angoulême à plate couture au niveau de la mise en scène de sa remise des prix, que le festival international de la BD avait aussi tenté de rendre humoristique. C'est toujours ça de pris. "

Article de Marianne Delaforge paru dans "Les échos de la Presse : Le Vif focus".


                                                              Final 2013 avec Cosey.

 



                       Gauthier van Meerbeeck pour la FRL, Julien Lambert  et Manon Textoris,
lauréats du Prix Raymond Leblanc 2013.

Photos © A Dewez